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Compte-rendu : 500e édition du festig-noz des "Lundis du Tara" (Octobre 2021)


Bonjour, aujourd’hui j’avais envie de partager avec vous un petit compte-rendu partial et partiel du Fest-Noz célébrant la 400e édition des « Lundis du Tara » : au plaisir de lire vos réactions, voire même votre propre version de l’événement ? =)
Musicalement, Vincent.


Après avoir passé plus d’une heure à préparer les affaires liées à l’organisation de l’événement (en pestant sur le fait de ne pas l’avoir fait plus tôt), je vais chercher ma voiture et découvre avec stupeur que le rétroviseur conducteur a été arraché par un autre véhicule inconnu : « Elle commence bien cette journée dites-donc ! » ne puis-je m’empêcher de m’exclamer tout haut.

Pas le temps de déclarer le sinistre, je prends tout de même le volant afin de charger la voiture en bas de chez moi, puis file en direction de L’Alizé à Guipavas pour arriver sur place vers 11h30, soit à l’heure précise où je suis censé effectuer mes balances sur scène avec « Electrad »…

Je cours vers l’entrée de la salle, dis bonjour à Cathy qui scanne mon pass sanitaire avec le sourire, puis me retient pour quelques papiers restants à signer pour la location de la salle. Une fois libéré, je file en vitesse dans la salle pour saluer Kevin – mon inséparable ingénieur du son – qui m’explique que la mise en place de la sonorisation prend un peu plus de temps que prévu.

Presque rassuré par le fait de ne pas être en retard, je vais saluer Léo – le régisseur de la salle – les techniciens de CLIP ainsi que Riwall – le talentueux deejay d’Electrad – puis retourne (en marchant cette fois ^^) à ma voiture afin de la décharger avec son aide. Puisqu’il est déjà midi, les autres partent déjeuner tandis que j’en profite pour installer les pédaliers électronique d’Electrad sur la scène. Une fois l’équipe technique revenue, nous débutons enfin nos balances (avec 1 heure de retard tout de même) et débordons un peu sur celles du groupe « Breizh Storming » prévues à vers 13h. Après avoir salué Yannig – mon célèbre compère talabardeur pour ce soir – je confie l’accueil des musiciens à Riwall et vais déjeuner en compagnie de Guillemette – ma chef cuistote préférée – qui nous as gentiment préparé tout un tas de mets plus délicieux les uns que les autres (j’ai un peu abusé des samoussas haha).

L’après-midi débute sur les chapeaux de roues avec l’arrivée de Pénélope et Florent à la logistique, qui avec un peu d’aide vont s’occuper de mettre en place le fléchage du Fest-Noz sur Guipavas, puis disposer toutes les tables et les chaises en suivant le plan d’aménagement de la salle (je sais que c’est sportif pour l’avoir fait en 2018). De mon côté, je prends le relais pour accueillir les musiciens et bénévoles, scanner leur pass sanitaire (c’est la règle malheureusement) et leur délivrer un badge d’accès ainsi que quelques indications de sécurité. Lorsque j’ai un peu de temps, j’en profite pour placarder la signalisation intérieure (sachant que cette fois on as pensé à placarder l’ordre de passage des groupes sur les portes).

Vers 15h, la signalisation, les tables et les chaises sont déjà toutes en place (quelle efficacité !), ce qui me permet d’installer les différents stands (billetterie, merchandising et vestiaire) entre deux arrivées de groupe de musique qui balancent toute l’après-midi à tour de rôle sur la scène.

Passé 16h, tout est prêt et je peux enfin m’accorder une pause au soleil, assis sur l’une des chaises de la terrasse. Vers la demie c’est toute l’équipe des barmans du Tara-Inn qui débarque afin d’assurer la buvette sous la houlette de l’irremplaçable Peter ! Yannig est également de retour vers 17h et nous en profitons pour répéter les morceaux que nous allons jouer ce soir, malgré le fait qu’il s’est méchamment décollé le bout d’un doigt la veille (en bricolant je crois) !

La majorité des 90 bénévoles arrivent en nombre à partir de 17h30, ainsi que Coralie du foodtruck « Rock Ha Billig » vers 18h, et tout s’accélère dès l’ouverture des portes à 18h30 : Walter et son ami Thierry prennent le premier tour de billetterie sous l’œil expert de Corinne – notre experte comptable du jour – et avec l’aide de Cécile – la programmatrice de L’Alizé – avec qui je partage quelques danses tandis que le groupe « Fulennoù » ouvre le bal à 19h.

Vers 19h30, je pars me changer puis Yannig et moi allons nous installer sur l’estrade en vue de notre passage prévu à 19h45. Après un line-check efficace mené par Rodolphe, la lumière s’allume et c’est à nous de jouer. Je reconnais quelques visages familier dans la pénombre, les danseurs arrivant progressivement dans la salle tandis que l’on enchaîne les morceaux de notre duo Accordéon-Bombarde en Si mineur.

Une fois redescendu de l’estrade, il est 20h passé et mon ventre commence à gargouiller d’avoir couru partout cet après-midi. Je pars rejoindre la plupart des bénévoles et musiciens au catering où tout le monde s’extasie du somptueux hachis parmentier préparé par Guillemette, m’attable avec l’équipe de L’Alizé (Cécile et Léo) pour le plat, puis avec l’équipe Média (Jérémy et Bernard) pour les desserts, car oui je n’ai pas voulu choisir entre le crumble aux prunes… et un super fondant au chocolat trop trop bon !

J’ai à peine terminé de manger que l’on vient me chercher : « Il est 21h et c’est le rush à la billetterie, tout le monde arrive en même temps et le terminal de carte bancaire n’a plus de papier dans son imprimante ! » Pas de panique, j’avais justement pensé à acheter des rouleaux de rechange, que j’ai amené avec moi. Ce que je n’avais pas prévu en revanche, c’est qu’ils ne seraient pas reconnus par le TPE… (aie). Heureusement, Cécile est venue à notre rescousse avec un rouleau provenant de l’accueil de L’Alizé (ouf). Devant la foule qui s’accumule à l’entrée, on décide d’ouvrir une deuxième caisse (pour les gens qui paient par carte bancaire) et tout rentre progressivement dans l’ordre notamment grâce au renfort de Charline.

Après avoir pris le temps d’échanger avec Thérèse – qui gère le stand merchandising de manière très pro – et mon père (que je suis content de voir en Fest-Noz), je m’aperçois que j’ai complètement loupé le passage des groupes « Awen An Douar » et « KLB Quintet », mais parviens à danser un peu sur la musique de « Breizh Storming » vers 22h30 avec Laurette.

À 22h45 il est temps de prononcer le discours de remerciements, et de toutes les personnes que j’avais invité avec moi sur l’estrade, seul Peter est venu : merci à lui, d’autant que sa conclusion improvisée était vraiment chouette (il a un don pour ça ^^).

Après être descendu de l’estrade, j’ai subi un coup de fatigue qui m’a fait m’asseoir quelques minutes (après tout, cela fait déjà plus de 10h que ma journée a débutée), mais c’était pour mieux repartir afin de pouvoir profiter du groove du groupe « Ruz Réor » qui as mis le feu à la salle avec leur Rond de Saint-Vincent hyper jazzy (c’est ma préférée) !

Dès qu’ils ont terminé, je file sur scène afin d’installer le matériel d’Electrad en écoutant Marie et Louise envoûter les danseurs depuis l’estrade. À minuit, j’échange un regard entendu avec Riwall puis c’est parti pour notre premier morceau : un Tour. Après plus d’un an et demi sans monter sur scène, vous n’imaginez pas à quel point cela m’a fait plaisir de faire notre concert de sortie d’album sur la scène de L’Alizé devant des centaines de personnes en délire ! Les morceaux s’enchaînent et tout se passe très bien : aucun problème technique, le public est très réceptif, et relativement peu de fausses notes au vu de ma condition physique (ce qui n’était pas gagné d’avance…). On termine notre set par un Cercle Circassien à tiroirs de 10 minutes qui fonctionne parfaitement bien je sais qu’il est particulièrement difficile à danser lorsque l’on a pas l’habitude de cette danse qui en contient d’autres.

Peu avant 1h du matin, je range le matériel d’Electrad pour laisser la place au groupe « Mo’Jo » (pour qui c’est également un concert de sortie d’album) tandis que Thomas et Didier font une sacrée Gavotte Pourlet. À un moment, j’ai une seconde d’inattention qui me fait renverser la bière de Riwall sur sa platine (aoutch désolé !), mais apparemment plus de peur que de mal heureusement.

La soirée étant presque finie, j’ai l’occasion de danser avec Éloïse sur la musique de « Mo’Jo », dont leur magnifique Bourrée à 2 temps est musicalement très réussie tout en étant bien adaptée à l’énergie de cette danse.

Le Fest-Noz se termine à 2h tout pile. Épuisé par 7h de danse d’affilé (pour certains), le public ne se fait pas prier pour vider la salle et c’est au tour de l’équipe de nettoyage coordonnée par Marion de rentrer en scène, épaulée par quelques habitués des Lundis du Tara restés pour filer un coup de main (un merci tout spécial à Jonathan notamment). En moins d’une heure toutes les tables et les chaises sont remises dans le local technique, un coup de balais puis de serpillière est passé dans la salle tandis que je repliais les stands et récupérais les badges de chacun avant de charger la voiture.

Au final, bien que le bilan financier de l’événement soit fragile (la faute au pass sanitaire et/ou au prix d’entrée excessif sans doute), nous avons fait suffisamment d’entrées pour être en mesure de rémunérer pleinement chacun des 10 groupes de musique à l’affiche, et rien que ça, c’est déjà énorme car je n’y étais encore jamais parvenu jusqu’à présent… De plus, j’ai l’impression que l’immense majorité des personnes venues danser a passé une bonne soirée, et ça aussi c’est important car tout ce travail était fait pour elles quand on y pense : j’espère que nous avons été à la hauteur des 10 ans de cette session bretonne que tout le monde aime tant et qui, de notre côté, nous aide à ne plus détester les Lundis ! ;-)

À bientôt pour d’autres aventures musicales, Vincent.